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La chasse et tourisme au maroc

La chasse et tourisme au marocTrois mois durant lesquels les amoureux de la chasse arpenteront les 2 millions d’hectares de forêts, autorisés à cette activité à travers le pays, en se faufilant entre les arbres et en bravant parfois une certaine faune dangereuse, à la recherche d’un gibier abondant et bien portant.
À Benslimane, petite ville particulièrement verdoyante, au climat sain et épuré, située à mi-chemin entre Casablanca et Rabat, les chasseurs, venus pour la plupart d’entre eux de ces deux villes, ont été gâtés par une journée agréable et ensoleillée.
Dès l’aube, ils étaient rassemblés au centre ville de Benslimane, attablés dans le café El Brouj, d’habitude peu fréquenté pendant les journées hors saison de chasse. Après un petit déjeuner rapide, le président de l’association Al Hassania pour les chasseurs de Benslimane, Hassan El Khattabi, un homme d’un certain âge très respecté, emmène ses camarades dans un cortège de voitures 4×4 vers la forêt, à la sortie de la ville. Ce jour-là, l’ambiance est à la fête et la bonne humeur se lit sur tous les visages. Hassan El Khattabi enfile rapidement sa tenue de chasse couleur kaki, un peu semblable à la tenue militaire, et sort du coffre fort de sa voiture le matériel nécessaire à la chasse: un fusil et une grosse ceinture dans laquelle il pose d’une manière ordonnée les balles de 12 mm de diamètre et d’autres de 16 mm de diamètre. Chaque type de balles sert à tirer une espèce animale.
Les 12 mm sont conçues pour chasser le perdreau et le faisans et les 16 mm les lapins. Pour le sanglier, on utilise des balles de 24 mm. Cette saison, comme les précédentes, le nombre maximal de pièces de gibier qu’un chasseur peut abattre au cours d’une journée de chasse est fixé pour chaque espèce, en fonction des conditions de reproduction et de la population disponible.
Gibier
Ainsi, Hassan et ses acolytes auront droit pour chacun et par jour à quatre perdreaux, un lièvre, cinq lapins et cinq bécasses seulement. Mais, pour d’autres espèces, le Conseil supérieur de la chasse, que préside le Haut Commissaire aux Eaux et Forêts, Abdeladim El Hafi, s’est montré plus généreux. Par exemple, pour les grives, le règlement en autorise jusqu’à une cinquantaine.


De même, dix canards, dont quatre colvert au maximum, deux oies, vingt bécassines, dix pigeons bisets et palombes sont autorisés. Enfin, les chasseurs ont droit à vingt cailles, cinquante tourterelles, cinquante calandres et calandrelles. Le nombre de sangliers qu’un chasseur peut abattre au cours d’une battue est fixé à une seule unité. «La chasse est en constante progression. Les amateurs sont de plus en plus nombreux et, parmi eux, de nombreux touristes que ce loisir attire en cette période», explique, pour part, Mostafa Mouslih, directeur régional des Eaux et Forêts du centre. En 2008-2009, le nombre de chasseurs a atteint 50.000, dont 3.000 étrangers. Alors qu’ils étaient 40.000 une année auparavant. Ce haut fonctionnaire de l’État, affable et avenant, affirme que le Haut Commissariat aux Eaux et Forêts encourage de plus en plus la chasse dans les terrains amodiés, c’est-à-dire acquis à des associations ou sociétés de chasse touristique dans lesquelles l’activité est mieux organisée.
Tourisme
Il existe au Maroc, environ 464 associations et 33 sociétés de chasse touristique comme Sochatour, basée à Casablanca mais qui détient plusieurs terrains ouverts à la chasse à travers tout le Maroc. A Benslimane notamment où elle gère plus de 7.000 hectares loués aux domaines royaux. Pour faire partie d’une association, il faut payer une cotisation annuelle de 10.000 dirhams plus 2.000 dirhams comme droits d’entrée.
En contrepartie, l’association, selon un cahier des charges signé avec le Haut Commissariat aux Eaux et Forêts, aménage les terrains (3.000 hectares) qui lui sont affectés et où ses membres sont autorisés à chasser. Pour les sociétés touristiques, le chasseur effectue une simple réservation à l’avance moyennant 1.200 dirhams la journée. Celles-ci prennent également en charge les séjours et les parties de chasse des touristes qui viennent de l’étranger, de leur descente d’avion au Maroc jusqu’à leur retour vers leurs pays. Par ailleurs, la chasse est autorisée le dimanche et les jours fériés du lever au coucher du soleil. Il est donc strictement interdit de chasser la nuit. Dans les zones où le droit de chasse est amodié à des associations ou à des sociétés de chasse touristique, il est permis de procéder à des lâchers de faisans et de perdreaux sous le contrôle du service forestier.
Toutefois, il y a des redevances à verser. Pour les battues, la redevance est fixée à 100 dirhams par chasseur. Elle est de 500 dirhams pour les touristes. Une taxe de 500 dirhams est payée par les chasseurs participant à la battue pour le premier sanglier tué en surnombre du quota fixé par les autorisations et 1.000 dirhams à partir du deuxième.
Seule la chasse à la bécassine dans les zones amodiées est autorisée quatre jours par semaine selon le calendrier du service provincial des Eaux et Forêts. La chasse à cette espèce est autorisée en battue.
De même pour la chasse au sanglier, qui ne peut être pratiquée qu’en battue. La chasse de certaines espèces est connue dans des régions plus que d’autres. La caille, par exemple, est chassée dans les provinces du littoral (Safi, Essaouira, Agadir et Tiznit) et les provinces du nord, notamment les wilayas de Tanger-Tétouan, Rabat-salé, Meknes-Tafilalet.
La tourterelle est, quant à elle, plus concentrée dans la plaine du Souss.
Bien entendu, avant de chasser, il faut se procurer toutes les autorisations nécessaires. Comme le permis de port d’arme, considéré comme le papier le plus important dans le portefeuille du chasseur. Ce permis, délivré par les services du ministère de l’Intérieur, est exigé pour obtenir la licence de chasse ainsi que la carte de la Fédération royale marocaine de Chasse. En plus d’une assurance à laquelle il faut souscrire et le paiement d’une taxe annuelle.
Aguets
Présidée par le conseiller royal Abdelaziz Mezian Belfqih la Fédération royale marocaine de Chasse veille à l’amélioration des conditions de la chasse dans le pays et dispose pour cela de conseils régionaux élus parmi les membres des associations. La ville de Benslimane a aussi son conseil régional dans lequel siège Hassan El Khattabi. Ce chasseur très actif, malgré son âge avancé, n’est pas prêt à abandonner ce sport, nous dit-il, jusqu’au jour où son corps ne pourra plus suivre. Pour le moment, il est toujours aux aguets d’un bon gibier.

Dans : Non classé
Par mondetourisme
Le 17 mai, 2010
A 21:28
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